Last Words, la prophétie de Jonathan Nossiter

S’il résonne étrangement avec l’actualité, Last Words a été écrit il y a plus de six ans par le réalisateur indépendant américain du documentaire Mondovino, présenté en Compétition à Cannes en 2004. De retour en Sélection officielle en 2020, Jonathan Nossiter signe cette fois une fable post-apocalyptique et pourtant optimiste. En salles le 21 octobre.



En 2086 : la terre est déserte suite à une catastrophe écologique. L’humanité est moribonde : il n’y a plus de nature, plus de culture, plus de société. Dans une Europe en ruines, quelques survivants condamnés se rejoignent autour de la redécouverte du cinéma.


Jonathan Nossiter ignorait que son film suivrait l’actualité du monde et sa survie, le cinéma et sa survie, avec une telle vérité en ces temps d’interrogation sur l’avenir du monde. Adapté d’un récit de Santiago Amigorena, avec une distribution de choix : Nick Nolte, Charlotte Rampling, Alba Rohrwacher et Stellan Skarsgård et Kalipha Touray, réfugié gambien de 19 ans, qui joue « l’ultime être humain sur terre », Last Words a d’abord été conçu comme une fiction attentive aux signes qui proposerait, en même temps qu’une prise de conscience, un ultime geste de transmission avant l’extinction du monde.

« Je pense avoir réalisé un film apocalyptique plein de tendresse, d’amour et d’espoir véritable. »

Transmission de la culture et joie d’être encore en vie, transmission de la beauté et joie d’être encore ensemble. Par-dessus tout, besoin de témoigner : et si à la fin, il ne restait que le cinéma ?



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